• José Herrero Cortés

La bouffée délirante



Bonjour à tous !

Aujourd'hui, nous allons voir : la bouffée délirante.

Le terme de délirant est rentré dans le langage courant même si il est utilisé de manière péjorative, il exprime souvent le fait de se comporter de façon étrange dans le dire et l’être (comportement physique et oral sortant de la norme)

Par contre le terme de bouffée est moins utilisé de nos jours pourtant il a tout son sens.

Le terme de délirant est constant mais quand nous l’associons au terme de bouffée il prend un autre sens, celui de la temporalité.

Je m’explique : la bouffée délirante ramène a une temporalité bien marquée avec un début et une fin, l’état délirant n’est pas constant associé à la bouffée.

Si nous regardons le terme de bouffée, il nous vient à l’esprit la bouffée d’air comme pour respirer (geste physique rapide mais nécessaire à la respiration).

La bouffée délirante nous renvoie à cet acte comme si pour s’exprimer de manière vitale, le sujet ne trouvait rien d’autre que l’état délirant pour continuer de vivre, de s’exprimer d’être.

La bouffée délirante est l’indication d’un mal-être physique et psychologie durant un temps donné.

Il est toujours intéressant de savoir à quel moment la bouffée délirante intervient (les circonstances physiques et psychologiques). Le facteur n’est pas toujours la cause mais l’élément déclencheur.

Ce qui est dit ou fait pendant la bouffée délirante nous informe sur la pathologie dont souffre le patient mais ne nous donne pas la cause réelle de la sortie de route de la réalité.

Là aussi il faut toujours se renseigner sur l’état physique et la prise de médicament du patient qui peuvent être l'élément déclencheur.

Attention : faire une bouffée délirante n’est pas toujours signe d’une pathologie chronique car tout à chacun peut faire une bouffée délirante dans sa vie et ne plus en refaire.

Pour donner du sens à l’état psychotique du passage délirant, il faut rechercher la ou les causes, cela ne peut se faire que si le patient n’est pas stabilisé donc après coup. Rien ne sert de chercher la cause durant la bouffée délirante car le comportement ne le permet pas.

Par contre mettre du sens sur le délire aide le praticien à connaitre le genre de délire psychotique et le type (ex paranoïa, dépressif, érotomanie, psycho phrénique etc.)

Le symptôme le plus caractéristique d’une bouffée délirante est le délire.

Nous pouvons discerner ce qui suit : de la mégalomanie, de la persécution, de la culpabilité, de la jalousie, une interprétation extravagante d’événements vécus, sensation d’avoir des intuitions clairvoyantes, impression d’être possédé ou influencé, délire paranoïaque, mystique ou érotique, illusion que son corps est transformé, etc. Donc beaucoup de symptômes qui peuvent se percuter.

Le discours est incohérent, désordonné. Les idées se chevauchent, se mélangent et la personne délirante est incapable de les organiser de manière logique. Ces divagations peuvent s’accompagner d’un sentiment de dépersonnalisation (impression de ne plus être soi-même), de dédoublement de la personnalité, de déréalisation (sentiment que le monde environnant est bizarre).

Dans cet état, on comprend bien la difficulté de faire du lien et de communiquer avec une personne faisant une bouffée délirante, il faut isoler le patient (hospitaliser) et le stabiliser par des moyens médicamenteux, puis faire un diagnostic psychologique de la personne.

L’état de la bouffée délirante étant passager, il faut faire la différence avec les personnes délirantes continuelles même si je le répète la personne psychotique n’est jamais dans le « déni de réalité constant », l’état délirant prédomine sur les instants ancrés dans la réalité.

La patient ayant effectué une bouffée délirante, une fois stabilisé et de retour dans la réalité, sera dans la capacité de vous parler de l’avant de la bouffée délirante de façon plus ou moins claire, il sera capable de donner du sens ou d’exprimer son état d’esprit.

C’est dans cette condition que le patricien peut mettre du sens sur l’épisode de la bouffée délirante et de trouver les causes physiques et psychologique de l’épisode.

Dans toutes les situations une surveillance médical et psychologie sera toujours nécessaire au suivi d’une personne ayant eu un épisode de bouffée délirante pour la sécurité de la personne et son entourage (familiale, sociale)

Je vous remercie de votre attention. A bientôt !

#Psyàlamaison #psychanalyse

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